La santé doit redevenir une véritable priorité nationale pour tous
"Non à la franchise médicale, mais oui à la solidarité pour tous"
Prévention et Santé : Refus d’une médecine à 2 vitesses
Recul de la protection sanitaire en matière de handicap
Vendredi 8 février, à 17H00, Place Pey-Berland, à Bordeaux, A HAUTEUR D'HOMME
s'est joint à la manifestation organisée par le COLLECTIF SANTE 33 contre les franchises médicales
On peut regretter d’assister, durant ces dernières années, à une dégradation du système de santé de notre pays à un certain nombre de niveaux. Occasionné surtout par des restrictions financières pénalisant l’organisation et la prise en charge des soins, cette situation a pour conséquence des effets réducteurs affectant nos concitoyens. Ce sont en quelque sorte les 15 plaies de notre médecine.
Refus d’une médecine à deux vitesses, privilégiant les « riches » au détriment des « pauvres »
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Non prise en charge des dépassements d’honoraires avec restriction du choix des praticiens
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Obligation d’un médecin référent pour chacun, supprimant la liberté de choix individuel
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Euro de « pénalité » imposé à chaque patient pour toute consultation et sans prise en charge
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Non remboursement d’un certain nombre de médicaments usuels par décision ministérielle
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Diminution de la prise en charge des actes infirmiers liés au handicap pour l’aide à la personne
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Manque important de personnel médical et paramédical, tant bien en libéral qu’en hospitalier
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Situation critique des services d’urgence et manque flagrant de moyens humains et matériels
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Méconnaissance de l’aide au handicap en hôpital, et insuffisance notoire de l’accompagnement
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Limitation des quotas pour les interventions des infirmiers et des kinésithérapeutes
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Réduction des durées d’hospitalisation en raison de l’évolution de la médecine et par économie
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Désertification des soins en zone rurale, réduction des structures (exit la maternité de La Réole)
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Insuffisance des crédits affectés à la recherche médicale, ainsi tributaire du privé (Téléthon)
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Difficulté de notre pays à garder ses sommités médicales, mieux rétribuées à l’étranger
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Instauration d'une franchise médicale qui pénalise financièrement les patients, en prévoyant une participation forfaitaire de 50 centimes par boîte de médicaments, 50 centimes par acte paramédical et de deux euros sur les transports sanitaires, à concurrence de 50 euros par an. Sous prétexte de «responsabiliser» les malades, cette disposition taxe les plus fragiles et dépendants, mettant à mal le grand principe de la sécurité sociale solidaire « Chacun cotise selon ses moyens et se soigne selon ses besoins »
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Remise en cause envisagée de la prise en charge des affections de longue durée (ALD)
: Selon le journal Le Monde du 11/12/2007, l’actuel Gouvernement aurait l’intention de réformer l’ALD d’ici 2009. S’il ne parle que des personnes diabétiques pour l’instant, il n’en demeure pas moins que tous les acteurs du monde du handicap doivent être vigilants et mobilisés.
Le système de suivi médical et de couverture sociale des affections de longue durée, remboursées à 100 % est « inadapté », affirme la Haute Autorité de Santé.
Actuellement, 7,4 millions de patients sont concernés, souffrant de cancer, diabète, hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, insuffisance cardiaque et autres pathologies rares. Ce système pourrait exploser en 2015, suite à l’accroissement du nombre des maladies indiquées.
Disfonctionnements des services hospitaliers et gravité des conséquences
Un handicapé physique et respiratoire clôturait en Gironde sa carrière de chercheur de haut niveau au CNRS. Hospitalisé en urgence et dans l’impossibilité d’appeler lors d’un malaise de nuit, personne ne vint à son aide à ce moment critique et il décéda faute d’intervention médicale.
>>>> Comment la mort injustifiée d’un homme peut se concevoir dans notre univers hospitalier ?
« Carton rouge » à qui n’a pas préservé une vie en danger. Absence impardonnable du personnel de service et non prise en compte d’un cas spécifique. Une personne dépendante d’autrui et a fortiori ne pouvant communiquer implique une attention particulière et une vigilance absolue.
Un infirme moteur cérébral, avec déficience mentale associée, reste en situation d’attente plusieurs années au service des urgences d’un hôpital bordelais sans la moindre justification médicale. Il attend toujours un placement éventuel adapté à son cas et qui ne semble jamais venir.
>>>> Pourquoi tant de carence et de lenteur pour lui rendre la dignité d’une vraie domiciliation ?
Accélération du suivi des situations des personnes hospitalisées. Liaison efficace et régulière avec les associations concernées et les services sociaux spécialisés pour le placement approprié des cas en attente, en procurant les solutions extérieures indispensables à la condition humaine.
Une fillette de 8 ans, victime d’une insuffisance cardiaque à la naissance et porteuse d’une pile, est opérée dans le service spécialisé d’un hôpital bordelais pour un changement de son appareil. Difficulté pour sa mère d’avoir un lit d’accompagnant dans la chambre de son enfant malade.
>>>> Pourquoi tant d’indifférence de certains administratifs au détriment d’un accueil humain ?
Il est indispensable que les services hospitaliers fassent preuve d’humanisme en matière d’accueil du handicap en particulier. Lorsque la personne handicapée a besoin d’un accompagnement de proximité, celui-ci doit être prévu automatiquement et impérativement dans toute sa dimension.
« Les urgences sont aussi une porte d’entrée pour les souffrances sociales »
MAJ : 17-03-08
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